LITTERATURE | 5 livres japonais à lire cet automne

L’automne pointant son nez, je me suis demandé quels livres avaient lu mes amies pendant l’été.

En listant les réponses, je me suis rendue compte qu’il y avait beaucoup de livres japonais !

J’en ai choisi quelques-uns à lire au calme pour entrer doucement dans l’automne.

La sélection ci-dessous est aussi éclectique que la richesse de mon entourage.

Bonne lecture,

Mathilde

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Les dames de Kimono, Sawako Ariyoshi

Ce roman féministe et poétique retrace l’histoire de trois générations de femmes japonaises qui débute à la fin du XIXème siècle. L’auteure dresse un tableau subtil et saisissant des femmes et de leur condition au Japon, à travers le récit de leurs amours, leurs passions et leurs drames.

Une histoire de famille et d’émancipation de la femme teintée de couleurs, de jardins, d’émotions, de senteurs, décrite avec toute la poésie de Sawako Ariyoshi.

Extrait : «  Le soleil éblouissant faisait monter un chaud parfum de la masse des gerbes. Hana se souvient que, dans l’art des parfums, on parlait « d’entendre » un parfum, plutôt que de le sentir. Ici, elle « entendait » l’automne ».

Editeur : Folio.

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Chroniques de l’oiseau à ressort, Haruki Murakami

Fantastique, ce livre entraine sur un chemin où le monde réel côtoie le rêve et parfois … le cauchemar. Un jour, la vie de Torun Okada bascule, il entend la voie hypnotisante d’un oiseau perché non loin de là. Le récit d’une vie toute tracée qui bifurque, baignée dans un monde onirique riche.

Extrait : « Tous les êtres humains naissent avec une chose différente au centre de leur existence. Puis cette chose, quelle qu’elle soit, devient source de chaleur et remonte à la surface. J’aimerais pouvoir communiquer à quelqu’un, d’une manière ou d’une autre, ma sensation quand elle enfle ou se contracte à sa guise à l’intérieur de moi et me secoue. Mais je n’arrive pas à exprimer ce que je ressens. Peut-être que je n’explique pas bien, mais les gens n’écoute pas ce que je dis. Alors, par moments, je suis vraiment énervé et je fais des bêtises. ».

Editeur : Points.

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L’Homme qui marche, Jirô Taniguchi

Cette bande dessinée japonaise est un poème contemplatif. Un homme paisible visite son quartier avec son âme d’enfant, lui permettant de l’expérimenter avec la curiosité et la fraîcheur de celui-ci. A travers ses promenades quotidiennes le héros nous incite à apprécier la valeur des choses simples. Une ode à la promenade et au bonheur présent dans nos mains.

Extrait : « J’ai fait un petit détour. Et j’ai gravi le mont Fuji. » «  Tu plaisantes ? » « Figure-toi qu’ici aussi il y a un mon Fuji ! ».

Editeur : Casterman écritures .



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Ikigai, le secret des japonais pour une vie longue et heureuse, Héctor Garcia et Francesc Miralles

Ce livre espagnol est écrit par deux amis partis à la rencontre de centenaires japonais pour élucider le mystère de leur longévité.Très vite le mot Ikigai est partagé. Il signifie « la joie d’être toujours occupé ». D’après les japonais nous en possédons tous un, c’est notre raison d’exister, ce qui nous pousse à nous lever chaque matin. 

Ce livre est à mi-chemin entre le témoignage et le guide qui donne des clés afin de découvrir sa propre voie pour mener une vie harmonieuse et … longue.

Extrait : « A 80 ans, je suis encore un enfant. Quand tu viendras me chercher à 90, oublie-moi et attend que j’en aie 100. Plus vieux, plus forts, et pas question de laisser nos enfants, nous gâter. Si tu veux une longue vie et la santé, tu es le bienvenue dans notre village, où tu recevras les bénédictions de la nature et nos découvrirons ensemble le secret de la longévité  ».

Editeur : Fleuve éditions.

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Le restaurant de l’amour retrouvé, Ito Ogawa

Ce roman culinaire décrit la vie d’une femme de 25 ans qui cuisine pour rendre les gens heureux. Dans son restaurant, il n’y a qu’une table par jour. Aucune musique, seulement le bruit des oiseaux. Chaque invité est rencontré pour savoir ce qu’il souhaite manger. Poétique et drôle, ce livre invite à l’amour, dans sa forme la plus pure : la simplicité. 

Extrait : « Et si jamais il m’était donné de cuisiner dans ce village paisible au coeur des montagnes , j’arriverais peut-être enfin à m’ancrer à la réalité, à vivre pleinement. Je le sentais cette certitude jaillissait du plus profond de moi, comme du magma en fusion. Mes meubles, mes ustensiles de cuisines, tout ce que je possédais, je l’avais perdu . Mais il me restait mon corps. ».

Editeur : Picquier poche .



Mathilde Greuzat